J’ai été latent longtemps, l’espace d’un moment où confiant, je me suis laissé porter par le vent. Aujourd’hui c’est arrivé, comme un souvenir du passé avec la lourdeur d’une tonne de brique, s’écrasant en masse sur mes épaules. C’est fou de voir comment le temps n’y fait rien, comment à l’époque, les mots sont sortis simplement en disant « I know » sans leur compréhension première sinon la mienne. Pourquoi savais-je? C’est ainsi que je sens les gens, on pense tout caché mais c’est qu’à nous qu’on le fait. Aujourd’hui, c’était comme un dernier clou, une dernière claque, en fait une gifle inconfortable qui ne fait que remettre les idées en place. Je savais… Ce qui fait le plus mal aujourd’hui, c’est probablement d’avoir à certain moment ne pas voulut y croire, comme elle, comme eux, en silence tout c’est passé sans vérité dite. Les mots ne sont rien quand l’air est palpable d’une tension qui n’a rien de mystérieux. Aujourd’hui je sais que je savais, je sais que j’ai été longtemps celui qui a longtemps été caché. Je sais que je dois écouter et respecter ce que la vie me dit. J’ai l’impression d’avoir joué avec elle et de m’être aujourd’hui rendue au même point, mais en fait, j’ai compris, il ne me reste que la vie pour ne plus, ne pas… non… être!
Entre l’ambiguité et la sincérité, il y a le mot vérité. Et la faiblesse nous interdit souvent de l’exhiber. Mais en fait, c’est nous qui sommes prisonniers peut-être en voulant se protéger ? Rien n’y fait, le présent , le passé nous rattraperons sans délai, nous ne saurons jamais même bien après l’éternité… Il faut vivre, et profiter, se libérer et se lâcher, pourquoi tout compliquer et se faire mal sans arrêt ? Ah ! Qu’il est bon d’aimer la liberté et la légèreté et ne plus se conforter dans un carcan de médiocrité que l’on s’est formaté.